“ Le numérique au musée d’art et la question de l’original - Etude de cas “
A son origine se trouve une question
“ Le numérique dans les musées d’arts : substitut ou complément des oeuvres d’arts ?”
Ce sujet de mémoire est né d’une réflexion consécutive à la visite d’une exposition numérique immersive dans les « Carrières de Lumières », situées dans les Baux-de-Provence (sud de la France). Cette exposition était consacrée au peintre Vincent Van Gogh (1853 – 1890) et proposait de déambuler dans un espace de plus de 15 mètres de haut et de s’immerger dans les plus grands chefs- d’œuvre de l’artiste. J’ai directement été interpellée par le nombre de visiteurs qui regardaient l’exposition par le biais de leur smartphone, pour partager directement leur expérience sur les réseaux sociaux. Ceci m’a amenée à me poser plusieurs questions : pourquoi un tel engouement pour les expositions numériques immersives ? Est-ce que ces expositions mettent en valeur l’œuvre ou la technologie ? Est-ce un nouveau moyen d’initier à l’art ou juste une autre manière de proposer un spectacle ? Le numérique peut-il nuire au regard des visiteurs sur l’œuvre originale ?
Par ce travail, j’ai voulu approfondir le sujet en étudiant et analysant de quelles manières les musées d’art utilisent le numérique pour valoriser leurs collections. Pour poser un cadre à mes recherches, j’ai visité quatre institutions muséales proposant divers dispositifs numériques : L’Artothèque (Mons), les Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique (Bruxelles), le Palais des Beaux- Arts de Lille (France) et le MUDIA (Redu).